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Edito

Yannick Kraemer, fondateur de la marque Luis Kraemer

« L’organisation des Jeux Olympiques à Pékin a suscité bien des débats, dont certains justifiés. La Chine reste un continent qui nous échappe tant qu’on ne s’y est pas rendu soi-même et je dois bien l’avouer, j’ai pu exprimer moi-même par le passé quelques préjugés avant de m’y rendre pour la première fois. Ma première visite là-bas, il y a de cela quatre ans et demi, a été l’occasion d’éprouver ces préjugés et de mesurer combien les Chinois apprécient les marques françaises. Contrairement à ce que l’on croit ici, ils prennent des décisions très rapides quand il s’agit de faire affaire. Loin de toute tracasserie administrative, l’envie qu’ils manifestent les conduit à se montrer particulièrement réactifs et à mettre tout en œuvre pour que les projets aboutissent. Ainsi, en très peu de temps, nous avons inauguré une quinzaine de salons Luis Kraemer, dont une bonne partie à Canton, l’une des villes les plus dynamiques du pays. Depuis trois ans, les coiffeurs des salons Luis Kraemer coiffent les candidates à l’élection de Miss Chine, dans le cadre d’une manifestation suivie par des centaines de millions de téléspectateurs, ce qui offre au groupe LK une visibilité inespérée.

Plus récemment, avec nos collaborateurs chinois, nous avons ouvert la LK Academy, un espace de 1000 m² à Canton, dans lequel nous accueillons et formons les futurs employés. Cette démarche s’inscrit dans une politique globale qui consiste, non pas à formater, mais à favoriser la créativité de chacun. Les Chinois apprécient ce qu’on leur apporte d’un point de vue des techniques, mais la relation serait déséquilibrée s’ils ne nous apportaient pas en retour leur propre vision des choses, dans le cadre d’un échange de pratiques fructueux pour tout le monde, un échange qui permettra, à l’avenir de satisfaire la demande exigeante de nos clientes aussi bien en Asie qu’en Europe. J’ai déjà eu l’occasion de le dire, quand la mondialisation, plutôt que de tenter d’uniformiser au profit d’un petit nombre, se met au service de l’échange des cultures, des voyages et des rêves, je la trouve profitable pour tous. Dans le cadre de la relation que nous entretenons à la Chine, elle devient même une promesse d’avenir. »

« Les JO ont été l’occasion de critiquer la Chine, ils sont également l’occasion de découvrir ce pays et de s’attacher à un peuple vraiment étonnant. »

Yannick Kraemer